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Généralités sur les engrais

1°) Définition.

Qu’est-ce qu’un engrais ?

            Pour assurer leur croissance, leur bon fleurissement ou leur fructification, il est généralement nécessaire d'apporter de l'engrais aux plantes que l'on cultive. Les engrais sont des substances, (le plus souvent des mélanges d'éléments minéraux), destinées à apporter aux plantes des compléments d'éléments nutritifs, de façon à améliorer leur croissance et augmenter le rendement et la qualité des cultures.

            Généralement, les engrais sont incorporés au sol, mais ils peuvent aussi être apportés par l'eau d'irrigation. Cette dernière technique est employée aussi bien pour les cultures en sol (traditionnelles), que hors sol (vermiculite par exemple, que nous avons utilisé lors de nos propres expériences). Dans certains cas, une partie de la fertilisation peut être réalisée par voie foliaire, en pulvérisation. En effet, les feuilles sont capables d'absorber des engrais, s'ils sont solubles et si la surface de la feuille reste humide assez longtemps. Cette absorption reste toutefois limitée en quantité.
            Notons que l’utilisation des engrais est un phénomène ancien : ils furent utilisés dès l'Antiquité, où l'on ajoutait au sol, de façon empirique, les phosphates des os (calcinés ou non), l'azote des déjections animales et humaines, le potassium des cendres.

Définition du dictionnaire : Produit organique ou minéral incorporé au sol pour en maintenir ou en accroître la fertilité.

Définition de l’encyclopédie : Les engrais apportent aux plantes cultivées des éléments qu’elles ne trouvent pas dans le sol en quantité suffisante et qui améliorent les conditions de leur nutrition et de leur croissance. Les engrais fournissent des éléments fertilisants majeurs [...], des éléments fertilisants secondaires [...], et des oligo-éléments.

On distingue les engrais minéraux, naturels ou de synthèse, et des engrais organiques, comme le fumier. [...] L’utilisation massive de certains engrais, notamment azotés, peut entraîner des dommages environnementaux, surtout par la pollution des eaux souterraines.

Des précautions sont donc indispensables :

  • éviter les excès, car au-delà de certains seuils les apports supplémentaires non seulement n'ont plus aucun intérêt économique, mais en plus risquent d'être toxiques pour les plantes (en particulier les oligo-éléments), et de nuire à l'environnement ;
  • maîtriser leurs effets sur l'acidité du sol ;
  • tenir compte des interactions possibles entre les éléments chimiques ;
  • tenir compte des limites imposées par les autres facteurs de production.

2°) Les composants des engrais.

            Sur l'étiquette du sachet, de la boîte ou de la bouteille d'engrais, figurent généralement les 3 lettres NPK, suivi de 3 nombres (comme 12.5.5). Ces derniers correspondent à la proportion des 3 composants essentiels dans cet engrais. Un engrais est effectivement composé de 3 éléments principaux : l’azote (symbole chimique : N), l'acide phosphorique (P) et le potassium (K). On parle des engrais de type NPK si les trois sont associés ensemble. Sinon on parle également de N, NP, NK, PK.

N : azote. C'est l'élément de base, naturellement présent dans le sol sous plusieurs formes, dont l'acide nitrique, seul assimilable par les plantes. Son action essentielle concerne la partie aérienne des végétaux : tiges et feuillage. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle nous avons orienté nos recherches et surtout nos expériences vers les engrais azotés : c’est l’élément de base d’un engrais, dont on peut facilement mesurer son efficacité. C'est lui, notamment, qui fait reverdir votre gazon ! Au potager, vous le réserverez aux légumes feuilles (salades, choux, bettes...).

P : acide phosphorique. Son action se concentre sur les racines, dont il assure le bon développement. Il favorise également le résistance aux maladies, et la fécondation (donc floraison, reproduction et fructification). Cet élément bénéficie particulièrement aux légumes fruits (tomate, aubergine, poivrons...), aux arbres fruitiers et aux plantes à fleurs. A noter que pour être efficace, comme il agit au niveau des racines, il doit être incorporé dans la terre.

K : potasse. La potasse favorise le développement des fleurs, des fruits (fraise, mais aussi tomate!) et des bulbes.

            C'est la proportion de chacun de ses éléments dans un engrais qui déterminera ses propriétés, et son adéquation plus ou moins bonne avec les besoins de la plante à laquelle vous le destinez.

            Il y a aussi des éléments secondaires : le calcium (Ca) et le magnésium (Mg), fournis notamment par la chaux calcique, et puis le soufre (S) (en quantité plus conséquente). Ces éléments secondaires se trouvent habituellement en quantité suffisante dans le sol, et ils sont ajoutés uniquement en cas de carence. Tout comme les éléments secondaires, les oligo-éléments, contenus en quantité bien plus faible, sont eux aussi ajoutés aux engrais pour pallier à d’éventuelles carences. On retrouve le plus souvent les éléments suivants : le fer (Fe), le manganèse (Mn), le molybdène (Mo), le cuivre (Cu), le bore (B), le zinc (Zn), le chlore (Cl), le sodium (Na), le cobalt (Co), le vanadium (Va) et le silicium (Si).

            Les plantes ont besoin de quantités relativement importantes des éléments de base. L'azote, le phosphore et le potassium sont donc les éléments qu'il faut ajouter le plus souvent au sol, et ils constituent la base de la plupart des engrais vendus de nos jours. Par ailleurs, un engrais "plantes vertes", aura une valeur élevée de " N", ce qui signale une forte teneur en azote. A l'inverse, un sac de granulés "spécial fruitiers" aura un "P" élevé...  L'azote est le plus important d'entre eux, et le plus controversé à cause du phénomène de lessivage, lié la forte solubilité dans l'eau des nitrates (d’où encore une fois notre intérêt particulier pour les « engrais azotés »)...

 

3°) Les différents types d’engrais.

            Nous avons répertorié 3 types d’engrais : les engrais minéraux, organiques, et organo-minéraux...

            Les engrais minéraux :

Les engrais minéraux sont des substances d'origine minérale, produits soit par l'industrie chimique, soit par l'exploitation de gisement natures (phosphate, potasse).

            L'industrie chimique intervient surtout dans la production des engrais azotés, qui passe par la synthèse de l'ammoniac à partir de l'azote de l'air, moyennant un apport important d'énergie fournie par le gaz naturel (qui fournit également l'hydrogène). De l'ammoniac sont dérivés l'urée et le nitrate. Elle intervient également pour la fabrication des engrais complexes, qui sont constitués par des sels résultant de la réaction d'une base avec un acide. Les engrais composés peuvent être de simples mélanges, parfois réalisés par les distributeurs (coopératives ou négociants). On appelle ces mélanges du Bulk Blending.

            Rappel : On distingue les engrais simples (ne contenant qu'un seul élément nutritif) et les engrais composés (qui peuvent en contenir deux ou trois). L'appellation des engrais minéraux est normalisée, par référence à leurs trois principaux composants : NPK. Les engrais simples peuvent être azotés, phosphatés ou potassiques. Les engrais binaires sont notés NP ou PK ou NK, les ternaires NPK.. Les engrais chimiques produits industriellement contiennent une quantité minimale garantie d'éléments nutritifs, et elle est indiquée sur le sac. Par exemple, la formule 5-10-5 indique la proportion d'azote (N), de phosphore (P) et de potassium (K) présente dans l'engrais, soit 5 % de N, 10 % de P2O5 et 5 % de K2O.

            Voici maintenant des précisions sur la provenance des éléments minéraux majeures... L'apport azoté est exprimé en azote N et est apporté soit sous forme de nitrate NO3, d'ammoniaque NH4 ou d'urée. Le phosphore est exprimé sous la forme P2O5 mais apporté sous forme de phosphates de calcium ou d'ammonium. Le potassium est exprimé sous la forme K2O mais apporté par du chlorure, du nitrate et du sulfate de potassium.

            Les engrais organiques :

Les engrais organiques sont généralement d'origine animale ou végétale. Ils peuvent aussi être synthétisés.

            Les premiers (d’origine végétale) sont des déchets industriels, comme les déchets d'abattoirs (sang desséché, corne torréfiée, déchets de poissons, boues d'épuration des eaux). Ils sont intéressants par leur apport d'azote à décomposition relativement lente, et par leur action favorisant la multiplication rapide de la microflore du sol, mais n'enrichissent guère le sol en humus stable.

            Les seconds, engrais organiques d’origine végétale, peuvent être des déchets végétaux (résidus verts), compostés ou pas. Mais ils peuvent être aussi des plantes cultivées spécialement comme engrais vert (voir précision plus bas) ou préparées dans ce but (purin d'ortie, algues). Ce sont aussi des sous-produits de l'élevage, tels que les fumiers (composition de la plupart des fumiers : litière végétale et déjections - qui ne sont pas des matières animales mais des végétaux plus ou moins digérés), lisier, fientes, etc. Nous avons aussi appris à ce sujet que la composition de la bouse n’était pas la même selon les animaux... Il existe ainsi de nombreux types d’engrais organiques différents.

            Il y a aussi l'engrais vert, reprenant la pratique ancestrale qui consiste à enfouir les mauvaises herbes. Elle s'appuie sur une culture intercalaire, qui est enfouie sur place. Quand il s'agit de légumineuses telles que la luzerne ou le trèfle, on obtient en plus un enrichissement du sol en azote assimilable car leur système racinaire associe des bactéries, du genre Rhizobium, capables de fixer l'azote atmosphérique. Pour rendre cette technique plus efficace, on ensemence préalablement les graines avec la bactérie associée. Il s’agit là du principe du compost. Nous avons relevé un autre exemple d’engrais vert : En Inde, les bouses sont utilisées comme engrais naturel dans l'agriculture. Elles servent aussi de combustible dans les foyers. Enfin, les engrais marins : Il existe en effet des engrais 100% marins, composés d'algue, de goémon et d'arête de poissons de mer. Ces produits sont intéressants en raison de leur absence quasi complète de nitrates

            Voici maintenant des précisions sur la provenance des éléments de base des engrais organiques... L'azote (N) est forcément d'origine organique (corne broyée, sang séché, fiente de volaille, tourteau végétal...). Le phosphore (P) provient généralement de phosphates naturels, qui sont broyés et intégrés dans les engrais organo-minéraux. A noter cependant que le guano, par exemple, est naturellement riche en phosphore. La potasse (K) est généralement apportée par la vinasse de betterave.             

Et pour finir l’énumération des engrais organiques, nous avons récapitulé, sous forme de liste, quelques exemples d’engrais organiques...

  • Déchets (industriels) d'origine animale:
    • Farine de viande
    • Farine de poisson
    • Os broyé
    • Corne torréfiée
    • Guano
    • Boue de station d'épuration
  • Déchets industriels d'origine végétale:
    • Tourteaux
    • Vinasse

 

           Aujourd'hui, les produits de synthèse (c'est à dire issus de l'industrie chimique) dominent très largement le marché. Cependant, en réponse à la forte demande émanant des consommateurs, les fabricants et les vendeurs mettent de plus en plus en avant des produits qualifiés de "bio". Et si certains sont connus depuis "la nuit des temps" (guano marin...), d'autres sont apparus beaucoup plus récemment. La mention engrais est réservée aux produits comportant au minimum 3% de N, P, K (voir engrais, les bases). De fait, ces produits assez "concentrés" n'améliorent pas la structure du sol : ils sont faits pour nourrir les végétaux.

 

4°) Efficacité des différents engrais.

Comment mesurer l’efficacité d’un engrais ? (en vue de nos expériences personnelles).             

            L’efficacité des différents engrais dépend en fait de leur concentration en azote : on l’évalue par le rapport C/N : si ce rapport est faible, l’azote sera rapidement transformé par les nitrates et disponible pour les cultures. En effet, en ajoutant plus ou moins d’engrais on peut en arriver toujours à obtenir la quantité d’engrais suffisante : le but est donc de trouver celui qui est le plus concentré en élément azote.

            U n site (voir Bibliographie en annexe) nous a permis d’obtenir une idée de cette concentration. C’est l’exemple du Canada : le nombre de tonnes d’azote apporté par an aux cultures par les fumiers est considérable : 110 000 tonnes. Pourtant il ne suffit pas à subvenir aux besoins des cultures. En effet avant d’être efficace pour les cultures l’azote, organique à 85% dans cet engrais  doit être transformé en azote minéral par les bactéries du sol. Dans ce domaine le lisier obtient de meilleurs résultats : 60% de l’azote contenu dans l’engrais est disponible pour les cultures dans l’année qui suit l’épandage. Le fumier, lui, a pour effet positif qu’il permet d’augmenter la diversité biologique du milieu, plus que le lisier.

Si le rapport C/N est élevé : alors la minéralisation est lente et le risque de pollution est moins grand :

 

 

Exemple de calcul d'efficacité d'un engrais : On voit sur ce graphique la quantité de nitrates libérés selon les fumiers différents : un au rapport C/N très haut et l'autre au rapport bas. On constate qu'au mois de Novembre la quantité de nitrates libérée est très importante pour l'engrais au fort rapport C/N, elle l'est moins pour celui au faible rapport. Or à cette époque de l'année les cultures n'ont pas besoin d'azote, de plus le sol est très spongieux. Ces nitrates sont donc perdus et iront polluer l'environnement. On peut donc en conclure qu'à choisir entre les deux engrais du graphique il vaut mieux prendre le fumier de bovin de boucherie. Ce qui explique aussi pourquoi pour la suite de nos expériences nous avons choisi d'utiliser du fumier et non du lisier qui est beaucoup plus polluant (coefficient C/N jusqu'à 60!).

 

5°) Tableau de synthèse en anglais sur les principaux engrais étudiés :

 

Efficacité

Prix

Avantages

Contraintes

Impact sur l'environnement

Manure of stinging nettle.

Most effective of organic manure

Rather high.

- has insecticidal properties,

- the liquid and concentrated form is very practice.

their insecticidal effects,

- can harm to the fauna and the flora.

- during the decantation, there is carbon dioxide rejection,

Compost

The least effective

Free because it is resulting from the decomposition of plants: you can do it yourself.

- It is very plain to manufacture,

- Does not correspond to an agriculture of mass,

-Doesn't really harm to the environnement.

Manure of bovine

Average effectiveness

Not very expensive because it can be recovered easily if you are a stockbreeder.

- The stockbreeders Remove from the manure,

- Varies according to the species of the animals, the unpleasant odor,

-Reject some methane and some ferrous dioxyde.

Manure of synthesis.

Most effective on the growth,

High price because manufactured in laboratory

- Is manufactured and studied to correspond to the needs of the plant according to the specie, presents itself in multiple forms.

- Enormously Pollutes the grounds air and water.

-Reject nitrates, phosphates, which are very polluting elements for soil and water.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Commentaires (8)

1. sergio (site web) 02/01/2013

quel sont les conséquences économiques

2. lecurieux 13/12/2012

Bonjour , je réalise actuellement un tpe sur des engrais je me pose une question et j'ai du mal a trouver une réponse .. Si vous pouviez m'aider sa serai un petit cou de pousse ^^ Voila je souhaiterai savoir a quel niveaux agissent chacun des trois éléments N,P et K sur un LEGUMINEUX ( haricot nain ) ? je cite un exemple j'ai trouver sur un cite dont je ne suis strictement pas sur de la réponse que N agissait sur les racines P sur les feuille et K sur les fleurs de la plante .

3. kat 23/06/2012

"N : azote. C'est l'élément de base, naturellement présent dans le sol sous plusieurs formes, dont l'acide nitrique, seul assimilable par les plantes."

Mouais... je me vois mal arroser a l'acide nitrique ! Mais ou est passer l'ammonium NH4, l'ammoniac NH3, les nitrites NO2, les nitrates NO3, les sulfates NH42So4... ... ?

4. TPE ENGRAIS 07/02/2012

1°) Définition.

Qu’est-ce qu’un engrais ?

Pour assurer leur croissance, leur bon fleurissement ou leur fructification, il est généralement nécessaire d'apporter de l'engrais aux plantes que l'on cultive. Les engrais sont des substances, (le plus souvent des mélanges d'éléments minéraux), destinées à apporter aux plantes des compléments d'éléments nutritifs, de façon à améliorer leur croissance et augmenter le rendement et la qualité des cultures.

Généralement, les engrais sont incorporés au sol, mais ils peuvent aussi être apportés par l'eau d'irrigation. Cette dernière technique est employée aussi bien pour les cultures en sol (traditionnelles), que hors sol (vermiculite par exemple, que nous avons utilisé lors de nos propres expériences). Dans certains cas, une partie de la fertilisation peut être réalisée par voie foliaire, en pulvérisation. En effet, les feuilles sont capables d'absorber des engrais, s'ils sont solubles et si la surface de la feuille reste humide assez longtemps. Cette absorption reste toutefois limitée en quantité.
Notons que l’utilisation des engrais est un phénomène ancien : ils furent utilisés dès l'Antiquité, où l'on ajoutait au sol, de façon empirique, les phosphates des os (calcinés ou non), l'azote des déjections animales et humaines, le potassium des cendres.

Définition du dictionnaire : Produit organique ou minéral incorporé au sol pour en maintenir ou en accroître la fertilité.

Définition de l’encyclopédie : Les engrais apportent aux plantes cultivées des éléments qu’elles ne trouvent pas dans le sol en quantité suffisante et qui améliorent les conditions de leur nutrition et de leur croissance. Les engrais fournissent des éléments fertilisants majeurs [...], des éléments fertilisants secondaires [...], et des oligo-éléments.

On distingue les engrais minéraux, naturels ou de synthèse, et des engrais organiques, comme le fumier. [...] L’utilisation massive de certains engrais, notamment azotés, peut entraîner des dommages environnementaux, surtout par la pollution des eaux souterraines.
Des précautions sont donc indispensables :

éviter les excès, car au-delà de certains seuils les apports supplémentaires non seulement n'ont plus aucun intérêt économique, mais en plus risquent d'être toxiques pour les plantes (en particulier les oligo-éléments), et de nuire à l'environnement ;
maîtriser leurs effets sur l'acidité du sol ;
tenir compte des interactions possibles entre les éléments chimiques ;
tenir compte des limites imposées par les autres facteurs de production.

2°) Les composants des engrais.

Sur l'étiquette du sachet, de la boîte ou de la bouteille d'engrais, figurent généralement les 3 lettres NPK, suivi de 3 nombres (comme 12.5.5). Ces derniers correspondent à la proportion des 3 composants essentiels dans cet engrais. Un engrais est effectivement composé de 3 éléments principaux : l’azote (symbole chimique : N), l'acide phosphorique (P) et le potassium (K). On parle des engrais de type NPK si les trois sont associés ensemble. Sinon on parle également de N, NP, NK, PK.

N : azote. C'est l'élément de base, naturellement présent dans le sol sous plusieurs formes, dont l'acide nitrique, seul assimilable par les plantes. Son action essentielle concerne la partie aérienne des végétaux : tiges et feuillage. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle nous avons orienté nos recherches et surtout nos expériences vers les engrais azotés : c’est l’élément de base d’un engrais, dont on peut facilement mesurer son efficacité. C'est lui, notamment, qui fait reverdir votre gazon ! Au potager, vous le réserverez aux légumes feuilles (salades, choux, bettes...).

P : acide phosphorique. Son action se concentre sur les racines, dont il assure le bon développement. Il favorise également le résistance aux maladies, et la fécondation (donc floraison, reproduction et fructification). Cet élément bénéficie particulièrement aux légumes fruits (tomate, aubergine, poivrons...), aux arbres fruitiers et aux plantes à fleurs. A noter que pour être efficace, comme il agit au niveau des racines, il doit être incorporé dans la terre.

K : potasse. La potasse favorise le développement des fleurs, des fruits (fraise, mais aussi tomate!) et des bulbes.

C'est la proportion de chacun de ses éléments dans un engrais qui déterminera ses propriétés, et son adéquation plus ou moins bonne avec les besoins de la plante à laquelle vous le destinez.

Il y a aussi des éléments secondaires : le calcium (Ca) et le magnésium (Mg), fournis notamment par la chaux calcique, et puis le soufre (S) (en quantité plus conséquente). Ces éléments secondaires se trouvent habituellement en quantité suffisante dans le sol, et ils sont ajoutés uniquement en cas de carence. Tout comme les éléments secondaires, les oligo-éléments, contenus en quantité bien plus faible, sont eux aussi ajoutés aux engrais pour pallier à d’éventuelles carences. On retrouve le plus souvent les éléments suivants : le fer (Fe), le manganèse (Mn), le molybdène (Mo), le cuivre (Cu), le bore (B), le zinc (Zn), le chlore (Cl), le sodium (Na), le cobalt (Co), le vanadium (Va) et le silicium (Si).

Les plantes ont besoin de quantités relativement importantes des éléments de base. L'azote, le phosphore et le potassium sont donc les éléments qu'il faut ajouter le plus souvent au sol, et ils constituent la base de la plupart des engrais vendus de nos jours. Par ailleurs, un engrais "plantes vertes", aura une valeur élevée de " N", ce qui signale une forte teneur en azote. A l'inverse, un sac de granulés "spécial fruitiers" aura un "P" élevé... L'azote est le plus important d'entre eux, et le plus controversé à cause du phénomène de lessivage, lié la forte solubilité dans l'eau des nitrates (d’où encore une fois notre intérêt particulier pour les « engrais azotés »)...


3°) Les différents types d’engrais.

Nous avons répertorié 3 types d’engrais : les engrais minéraux, organiques, et organo-minéraux...

Les engrais minéraux :

Les engrais minéraux sont des substances d'origine minérale, produits soit par l'industrie chimique, soit par l'exploitation de gisement natures (phosphate, potasse).

L'industrie chimique intervient surtout dans la production des engrais azotés, qui passe par la synthèse de l'ammoniac à partir de l'azote de l'air, moyennant un apport important d'énergie fournie par le gaz naturel (qui fournit également l'hydrogène). De l'ammoniac sont dérivés l'urée et le nitrate. Elle intervient également pour la fabrication des engrais complexes, qui sont constitués par des sels résultant de la réaction d'une base avec un acide. Les engrais composés peuvent être de simples mélanges, parfois réalisés par les distributeurs (coopératives ou négociants). On appelle ces mélanges du Bulk Blending.

Rappel : On distingue les engrais simples (ne contenant qu'un seul élément nutritif) et les engrais composés (qui peuvent en contenir deux ou trois). L'appellation des engrais minéraux est normalisée, par référence à leurs trois principaux composants : NPK. Les engrais simples peuvent être azotés, phosphatés ou potassiques. Les engrais binaires sont notés NP ou PK ou NK, les ternaires NPK.. Les engrais chimiques produits industriellement contiennent une quantité minimale garantie d'éléments nutritifs, et elle est indiquée sur le sac. Par exemple, la formule 5-10-5 indique la proportion d'azote (N), de phosphore (P) et de potassium (K) présente dans l'engrais, soit 5 % de N, 10 % de P2O5 et 5 % de K2O.

Voici maintenant des précisions sur la provenance des éléments minéraux majeures... L'apport azoté est exprimé en azote N et est apporté soit sous forme de nitrate NO3, d'ammoniaque NH4 ou d'urée. Le phosphore est exprimé sous la forme P2O5 mais apporté sous forme de phosphates de calcium ou d'ammonium. Le potassium est exprimé sous la forme K2O mais apporté par du chlorure, du nitrate et du sulfate de potassium.
Les engrais organiques :

Les engrais organiques sont généralement d'origine animale ou végétale. Ils peuvent aussi être synthétisés.

Les premiers (d’origine végétale) sont des déchets industriels, comme les déchets d'abattoirs (sang desséché, corne torréfiée, déchets de poissons, boues d'épuration des eaux). Ils sont intéressants par leur apport d'azote à décomposition relativement lente, et par leur action favorisant la multiplication rapide de la microflore du sol, mais n'enrichissent guère le sol en humus stable.

Les seconds, engrais organiques d’origine végétale, peuvent être des déchets végétaux (résidus verts), compostés ou pas. Mais ils peuvent être aussi des plantes cultivées spécialement comme engrais vert (voir précision plus bas) ou préparées dans ce but (purin d'ortie, algues). Ce sont aussi des sous-produits de l'élevage, tels que les fumiers (composition de la plupart des fumiers : litière végétale et déjections - qui ne sont pas des matières animales mais des végétaux plus ou moins digérés), lisier, fientes, etc. Nous avons aussi appris à ce sujet que la composition de la bouse n’était pas la même selon les animaux... Il existe ainsi de nombreux types d’engrais organiques différents.

Il y a aussi l'engrais vert, reprenant la pratique ancestrale qui consiste à enfouir les mauvaises herbes. Elle s'appuie sur une culture intercalaire, qui est enfouie sur place. Quand il s'agit de légumineuses telles que la luzerne ou le trèfle, on obtient en plus un enrichissement du sol en azote assimilable car leur système racinaire associe des bactéries, du genre Rhizobium, capables de fixer l'azote atmosphérique. Pour rendre cette technique plus efficace, on ensemence préalablement les graines avec la bactérie associée. Il s’agit là du principe du compost. Nous avons relevé un autre exemple d’engrais vert : En Inde, les bouses sont utilisées comme engrais naturel dans l'agriculture. Elles servent aussi de combustible dans les foyers. Enfin, les engrais marins : Il existe en effet des engrais 100% marins, composés d'algue, de goémon et d'arête de poissons de mer. Ces produits sont intéressants en raison de leur absence quasi complète de nitrates

Voici maintenant des précisions sur la provenance des éléments de base des engrais organiques... L'azote (N) est forcément d'origine organique (corne broyée, sang séché, fiente de volaille, tourteau végétal...). Le phosphore (P) provient généralement de phosphates naturels, qui sont broyés et intégrés dans les engrais organo-minéraux. A noter cependant que le guano, par exemple, est naturellement riche en phosphore. La potasse (K) est généralement apportée par la vinasse de betterave.

Et pour finir l’énumération des engrais organiques, nous avons récapitulé, sous forme de liste, quelques exemples d’engrais organiques...

Déchets (industriels) d'origine animale:
Farine de viande
Farine de poisson
Os broyé
Corne torréfiée
Guano
Boue de station d'épuration

Déchets industriels d'origine végétale:
Tourteaux
Vinasse



Aujourd'hui, les produits de synthèse (c'est à dire issus de l'industrie chimique) dominent très largement le marché. Cependant, en réponse à la forte demande émanant des consommateurs, les fabricants et les vendeurs mettent de plus en plus en avant des produits qualifiés de "bio". Et si certains sont connus depuis "la nuit des temps" (guano marin...), d'autres sont apparus beaucoup plus récemment. La mention engrais est réservée aux produits comportant au minimum 3% de N, P, K (voir engrais, les bases). De fait, ces produits assez "concentrés" n'améliorent pas la structure du sol : ils sont faits pour nourrir les végétaux.



4°) Efficacité des différents engrais.

Comment mesurer l’efficacité d’un engrais ? (en vue de nos expériences personnelles).

L’efficacité des différents engrais dépend en fait de leur concentration en azote : on l’évalue par le rapport C/N : si ce rapport est faible, l’azote sera rapidement transformé par les nitrates et disponible pour les cultures. En effet, en ajoutant plus ou moins d’engrais on peut en arriver toujours à obtenir la quantité d’engrais suffisante : le but est donc de trouver celui qui est le plus concentré en élément azote.

U n site (voir Bibliographie en annexe) nous a permis d’obtenir une idée de cette concentration. C’est l’exemple du Canada : le nombre de tonnes d’azote apporté par an aux cultures par les fumiers est considérable : 110 000 tonnes. Pourtant il ne suffit pas à subvenir aux besoins des cultures. En effet avant d’être efficace pour les cultures l’azote, organique à 85% dans cet engrais doit être transformé en azote minéral par les bactéries du sol. Dans ce domaine le lisier obtient de meilleurs résultats : 60% de l’azote contenu dans l’engrais est disponible pour les cultures dans l’année qui suit l’épandage. Le fumier, lui, a pour effet positif qu’il permet d’augmenter la diversité biologique du milieu, plus que le lisier.

Si le rapport C/N est élevé : alors la minéralisation est lente et le risque de pollution est moins grand :

[efficacité des engrais.jpg]





Exemple de calcul d'efficacité d'un engrais : On voit sur ce graphique la quantité de nitrates libérés selon les fumiers différents : un au rapport C/N très haut et l'autre au rapport bas. On constate qu'au mois de Novembre la quantité de nitrates libérée est très importante pour l'engrais au fort rapport C/N, elle l'est moins pour celui au faible rapport. Or à cette époque de l'année les cultures n'ont pas besoin d'azote, de plus le sol est très spongieux. Ces nitrates sont donc perdus et iront polluer l'environnement. On peut donc en conclure qu'à choisir entre les deux engrais du graphique il vaut mieux prendre le fumier de bovin de boucherie. Ce qui explique aussi pourquoi pour la suite de nos expériences nous avons choisi d'utiliser du fumier et non du lisier qui est beaucoup plus polluant (coefficient C/N jusqu'à 60!).



5°) Tableau de synthèse en anglais sur les principaux engrais étudiés :




Efficacité


Prix


Avantages


Contraintes


Impact sur l'environnement

Manure of stinging nettle.


Most effective of organic manure


Rather high.


- has insecticidal properties,

- the liquid and concentrated form is very practice.


their insecticidal effects,


- can harm to the fauna and the flora.

- during the decantation, there is carbon dioxide rejection,

Compost


The least effective


Free because it is resulting from the decomposition of plants: you can do it yourself.


- It is very plain to manufacture,


- Does not correspond to an agriculture of mass,


-Doesn't really harm to the environnement.

Manure of bovine


Average effectiveness


Not very expensive because it can be recovered easily if you are a stockbreeder.


- The stockbreeders Remove from the manure,


- Varies according to the species of the animals, the unpleasant odor,


-Reject some methane and some ferrous dioxyde.

Manure of synthesis.


Most effective on the growth,


High price because manufactured in laboratory


- Is manufactured and studied to correspond to the needs of the plant according to the specie, presents itself in multiple forms.


- Enormously Pollutes the grounds air and water.


-Reject nitrates, phosphates, which are very polluting elements for soil and wate

5. Copyright ?? 30/01/2012

Faut penser aux droits d'auteur avant de faire un copier à la con non ?

6. durieux 22/04/2011

bien amener,donne à an savoir d'avantage,merci

7. Carol 26/01/2011

vraiment super

8. Steven 25/01/2011

Pas mal copier coller wiki....

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